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L'abbaye se met à l'abri
Établissement d'un collège de chanoines
Déclin de la présence royale
Progressivement, le
castellum Sancti Dionysii devient un bourg qui prospère à l'abri des remparts. En 1008, le roi cède à l'abbé "la justice du sang", c'est-à-dire le droit de condamner à mort sur le bourg et son territoire. L'abbaye parvient alors à se constituer en seigneurie banale : elle a pouvoir de commandement, d'ordre militaire, fiscal, judiciaire et économique. Aussitôt, les moines entrent en rivalité avec les seigneurs de Montmorency qui ont développé leur
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territoire sur lequel le seigneur chàtelain exerce son pouvoir de juridiction aux portes du
castellum, sur la « terre de Saint-Marcel ». En même temps, le roi qui tenait sa cour trois fois l'an à Saint-Denis, à l'occasion des grandes fêtes religieuses, y renonce. Il restitue aux moines la résidence,
domus, qu'il possède près de la basilique, avec toutes ses dépendances.
Sur le terrain, les bâtiments du palais disparaissent progressivement pour laisser place à une extension de l'habitat civil et du cimetière. Les églises funéraires subissent d'importants remaniements architecturaux, sans doute liés à leur nouveau statut de paroisse. Les galeries qui les reliaient sont détruites et remplacées par des murs formant avec les églises une enceinte ecclésiale autour de laquelle l'habitat vient s'agglomérer.
Agglomérations périphériques
Aux abords du
castellum se développent d'autres noyaux d'habitation, implantés en raison de la présence soit d'une église, soit d'une voie de communication. À
Saint-Marcel, on rapproche le cimetière de l'église paroissiale édifiée à une certaine distance de la nécropole mérovingienne. À côté de l'église Saint-Martin, l'abbaye fonde le prieuré de Saint-Denis-de-l'Estrée ; avec les églises Saint-Remi et Saint-Quentin elle servira, au XI
e siècle, de points de repère pour délimiter le territoire de l'exemption de l'abbaye qui soustrayait Saint-Denis à l'autorité de l'évêque de Paris.
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