Pour aller au menu des 4 grands chapitres Pour aller aux différentes rubriques du chapitre sélectionné Pour aller au texte de la page
Navigation entre les 6 rubriques du chapitre La ville et l'abbaye
Vous êtes ici : Accueil > La ville et l'abbaye > De l'abbaye royale au Castellum
Indication de chronologie : cette page correspond a une periode allant de 869 au début du XIe siècle
Titre et sous titre de la page ainsi que sont visuel principal
Le castellum
de 869 au début du XIe siècle


Navigation entre la page 1 et 2 de la rubrique : de l'abbaye royale au castellum
Le castellum
Plan d'évolution
de la ville. au XIe siècle
© UASD / M. Wyss ; Th. Sagory
Utilitaire permettant de visualiser l'image principale de cette page sous différentes formesVisualiser la reconstitution
Visualiser le plan
Visualiser en 3 dimensions
Restitution de l'ensemble monumental. État au début du XIe siècle © Ministère de la culture / M. Wyss ; A.-B. Pimpaud ; M.-O. Agnes.
Texte de la page L'abbaye se met à l'abri
La première fortification de Saint-Denis est commanditée en 869 par Charles le Chauve pour protéger le monastère des raids vikings ; elle est aujourd'hui documentée, non seulement par les sources écrites, mais également par l'archéologie. En confiant à un représentant militaire la protection de ce qui devient un castellum, Castellum
------------------------------------------------------
Castellum sancti Dionysii : fortification que Charles le Chauve fit ériger en 869 autour de l'abbaye de Saint-Denis ; zone délimitée par les remparts de ce castellum.
le roi prend une décision qui doit constituer une grave intrusion dans la vie spirituelle du monastère. Les moines démontrent que l'enceinte a été construite sur une terre qu'ils possédaient anciennement et obtiennent, en 898, que leur privilège d'immunité porte à nouveau sur les terres situées à l'intérieur du castellum.

Établissement d'un collège de chanoines
À la suite d'une réforme de l'abbaye bénédictine, confiée par Robert le Pieux (996-1031) à l'abbé Odilon de Cluny, un collège de chanoines, chanoines
------------------------------------------------------
religieux vivant en communauté, selon la « règle de saint Augustin » et formant un chapitre rattaché à une église collégiale.
probablement issu d'une partie de la communauté des moines, s'implante dans l'église Saint-Paul.

Déclin de la présence royale
Progressivement, le castellum Sancti Dionysii devient un bourg qui prospère à l'abri des remparts. En 1008, le roi cède à l'abbé "la justice du sang", c'est-à-dire le droit de condamner à mort sur le bourg et son territoire. L'abbaye parvient alors à se constituer en seigneurie banale : elle a pouvoir de commandement, d'ordre militaire, fiscal, judiciaire et économique. Aussitôt, les moines entrent en rivalité avec les seigneurs de Montmorency qui ont développé leur châtellenie châtellenie
------------------------------------------------------
territoire sur lequel le seigneur chàtelain exerce son pouvoir de juridiction
aux portes du castellum, sur la « terre de Saint-Marcel ». En même temps, le roi qui tenait sa cour trois fois l'an à Saint-Denis, à l'occasion des grandes fêtes religieuses, y renonce. Il restitue aux moines la résidence, domus, qu'il possède près de la basilique, avec toutes ses dépendances.

Sur le terrain, les bâtiments du palais disparaissent progressivement pour laisser place à une extension de l'habitat civil et du cimetière. Les églises funéraires subissent d'importants remaniements architecturaux, sans doute liés à leur nouveau statut de paroisse. Les galeries qui les reliaient sont détruites et remplacées par des murs formant avec les églises une enceinte ecclésiale autour de laquelle l'habitat vient s'agglomérer.

Agglomérations périphériques
Aux abords du castellum se développent d'autres noyaux d'habitation, implantés en raison de la présence soit d'une église, soit d'une voie de communication. À Saint-Marcel, on rapproche le cimetière de l'église paroissiale édifiée à une certaine distance de la nécropole mérovingienne. À côté de l'église Saint-Martin, l'abbaye fonde le prieuré de Saint-Denis-de-l'Estrée ; avec les églises Saint-Remi et Saint-Quentin elle servira, au XIe siècle, de points de repère pour délimiter le territoire de l'exemption de l'abbaye qui soustrayait Saint-Denis à l'autorité de l'évêque de Paris.

Fin de la page de texte
Remonter vers le haut de la page
Menu pour en savoir plus
Saint-Denis en images
Langue des signes

-----------------------------------
Le Croult
-----------------------------------

La fortification du castellum
Étoile de séparation
Un coffre carolingien
Étoile de séparation
À vous de jouer
------------
De calques en carte
------------
Saint-Denis
des origines à nos jours
------------