Ces éléments, taillés dans un calcaire parisien choisi pour ses qualités, portent témoignage de la grande habileté des bâtisseurs médiévaux.
Des tailleurs de pierre ont d'abord dégrossi les pièces aux dimensions extrêmes des blocs ; puis, à l'aide de gabarits dessinant le contour des meneaux vus en coupe, ils ont équarri leurs colonnettes et creusé dans leurs panneaux des feuillures destinées à encastrer des vitraux.
Meneau de la rose nord, années 1240.
© UASD / J. Mangin.
Les meneaux, ainsi préparés, furent ensuite assemblés sur place, à une dizaine de mètres de hauteur, par des goujons en fer scellés au plomb fondu.
La sculpture a été réalisée en place, avec des ciseaux et des gouges. Les chapiteaux sont décorés de feuillages dont le traitement varie entre un graphisme épuré et un réalisme presque naturel.
Certaines bases sont ornées de pointes de diamants et de câbles torsadés.
Un badigeon ocre jaune recouvre les faces intérieures, alors qu'à l'extérieur on remarque l'altération de la pierre, due à six siècles d'érosion atmosphérique.
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